Luis Enrique se dit heureux d'entraîner une "équipe unique"

LIGA – L’entraîneur du FC Barcelone Luis Enrique a expliqué samedi avoir le “grand plaisir” de diriger “une équipe unique” et s’est réjoui de la période faste de ses joueurs, larges vainqueurs de Getafe (6-0) samedi pour la 29e journée du Championnat d’Espagne..

Heureux, Luis Enrique. On le comprend. Samedi, le FC Barcelone a une fois encore fait voler son adversaire en éclats. Le Barça a laminé Getafe (6-0) au Camp Nou, se payant même le luxe de rater un penalty. Et son entraîneur savoure, sans cacher son plaisir.

C’est une équipe unique, différente des autres et ils font les choses tellement facilement qu’on a l’impression que l’adversaire ne peut pas faire grand-chose. Mais rien n’est plus éloigné de la réalité“, a déclaré le technicien, à quatre jours du 8e de finale retour de Ligue des champions face à Arsenal (victoire 2-0 à l’aller pour le Barça).

J’ai vu Getafe essayer de défendre en regroupant ses joueurs et en laissant peu d’espaces entre ses lignes. Mais là où il n’y avait pas d’espace, des joueurs du Barça arrivaient à trouver des possibilités de conclure. C’est un grand plaisir d’être dans cette situation“, a-t-il ajouté en conférence de presse.

” Toute l’équipe est très en confiance”

Quand nous sommes si précis, si justes, si rapides pour faire circuler le ballon, c’est très difficile (pour l’adversaire), a-t-il encore estimé. A la pause, le match était pratiquement plié (4-0, NDLR). L’adversaire n’a pas démérité mais à ce stade de la compétition, nous sommes dans une très bonne période et toute l’équipe est très en confiance.”

Mis à part Rafinha, convalescent après une grave blessure à un genou, Luis Enrique s’est dit heureux de pouvoir compter sur tout son effectif pour la fin de la saison, alors que le Barça doit recevoir Arsenal mercredi prochain en huitième de finale retour de Ligue des champions.

Nous avons presque tous nos joueurs à disposition et dans des conditions optimales pour être compétitifs. Certains ont pu profiter d’avoir du temps de jeu (contre Getafe), ils ont apporté beaucoup de choses, et c’est une situation très favorable pour voir l’équipe rivaliser tous les trois jours“, a conclu le technicien.

Nadal face aux accusations de dopage de Bachelot : “Je vais la poursuivre en justice”

Nadal face aux accusations de dopage de Bachelot : "Je vais la poursuivre en justice"

Rafael Nadal a confirmé dimanche qu’il allait porter plainte pour diffamation contre Roselyne Bachelot, ancienne ministre française des Sports, qui l’a accusé d’avoir été suspendu pour dopage.

Rafael Nadal ne veut plus laisser couler. Face aux accusations de dopage de Roselyne Bachelot, l’ancien numéro 1 mondial a décidé de réagir : “Je vais la poursuivre en justice et je vais à l’avenir poursuivre tous ceux qui feront des commentaires similaires“, a déclaré Nadal à l’issue de son entrée en lice dans le Masters 1000 d’Indian Wells. “Je suis fatigué d’entendre ce genre de choses, j’ai laissé passé plusieurs fois dans le passé, mais maintenant c’est fini“, a prévenu l’Espagnol, désormais 5e joueur mondial.

Je sais combien j’ai dû travailler dur pour en arriver là. Je ne peux pas pas accepter des commentaires d’une personne qui se doit d’être sérieuse, car elle était ministre dans un grande pays, la France“, a-t-il poursuivi. “Une ministre français doit être sérieuse“, a-t-il répété. “Cette fois, je vais l’attaquer en justice, on va la poursuivre et à partir de maintenant, toute personne qui fera ce genre de commentaires subira le même sort, parce que c’en est trop pour moi“, a conclu le nonuple vainqueur de Rolang Garros.

Rafael Nadal lors de son entrée en lice à Indian Wells
Rafael Nadal lors de son entrée en lice à Indian Wells – AFP

“Quand tu vois un joueur de tennis qui s’arrête pendant des mois…”

Interrogée la semaine dernière au sujet du contrôle positif à un médicament, le meldonium, de la Russe Maria Sharapova, lors d’une émission de la chaîne de télévision française D8, Roselyne Bachelot avait accusé Nadal d’avoir feint une blessure pour dissimuler un contrôle antidopage positif. “On sait que la fameuse blessure de Rafael Nadal quand il a été arrêté sept mois est certainement due à un contrôle positif“, avait déclaré l’ex-ministre des Sports (2007-2010).

Quand tu vois un joueur de tennis qui s’arrête pendant des mois, c’est qu’il a été contrôlé positif. Pas à chaque fois mais très souvent“, avait-elle ajouté. Nadal a été longuement absent en 2012 à cause d’une blessure à un genou. Avant le coup d’envoi du tournoi, il avait assuré qu’il ne s’était jamais dopé et précisé qu’il avait eu recours à des thérapies de pointe et onéreuses pour soigner ses problèmes aux genoux, comme l’utilisation de cellules souches et de plasma enrichi en plaquettes (PRP).

Zlatan Ibrahimovic : “S’ils peuvent remplacer la Tour Eiffel par ma statue, je resterai”

Zlatan : "S'ils peuvent remplacer la Tour Eiffel par ma statue, je resterai"

LIGUE 1 – Sacré Zlatan Ibrahimovic. Interrogé sur son avenir au PSG au-delà de cette saison, l’attaquant nordique s’est en tiré par une pirouette dont il a le secret. Le club, lui, veut le conserver.

Restera ? Restera pas ? Zlatan Ibrahimovic a démontré tout au long de la saison et ce dimanche encore à Troyes qu’il demeurait indispensable à la réussite du Paris Saint-Germain. Si la saison précédente avait fait naître des doutes à son sujet, la campagne actuelle les a balayées.

Meilleur buteur et meilleur passeur de Ligue 1, Ibra a claqué dimanche au Stade de l’Aube son premier quadruplé en championnat. Alors que son contrat touche à sa fin, la question de son avenir au PSG se pose et, à Troyes, tout le monde a évoqué le sujet. Y compris l’intéressé lui-même. “Je suis très heureux de jouer avec tous ces joueurs fantastiques. Je ne sais pas combien de temps ça va durer. J’en profite. Je ne sais pas quoi dire“, a-t-il d’abord expliqué.

Puis, dans un entretien accordé à BeInSports, l’attaquant suédois s’est montré prudent puis malicieux. “Pour le moment, je ne serai pas là l’année prochaine. Je profite d’être encore là“, a-t-il noté. Simple constat, effectivement. A ce jour, Ibrahimovic n’a pas de contrat au-delà du 30 juin. Pour l’heure, si rien ne bouge, Zlatan ne sera donc plus à Paris en 2016-2017.

Blanc : “S’il part, il sera difficile de le remplacer par un gars qui marque autant de buts”

Qu’est-ce qui pourrait le convaincre de rester ? Peut-être de devenir l’emblème de Paris après avoir été celui du PSG. Ibra s’imagine à la place… de la Tour Eiffel. “Je ne crois pas que les dirigeants puissent remplacer la Tour Eiffel par ma statue, a-t-il plaisanté (?). Même les dirigeants ne le pourront pas. Mais s’ils le peuvent, je resterai ici, je le promets !”

Un peu plus tôt dans l’après-midi, après le match, Nasser Al-Khelaïfi s’était montré très clair : le souhait du club est de conserver Ibrahimovic. “On veut qu’il reste, a affirmé le président du PSG. Zlatan, c’est magique. C’est un grand joueur. On va parler avec lui, on va voir ce qu’il veut faire”. Puis, devant d’autres journalistes, il a tenu le même discours en ajoutant : “On veut qu’il reste“.

Pendant ce temps, Laurent Blanc, lui, compte les points. Interrogé dans Stade 2, l’entraîneur parisien a botté en touche. “Je ne répondrai pas à cette question, c’est un sujet que nous n’avons pas encore abordé. Mais si Ibrahimovic n’est plus là la saison prochaine, il sera difficile de le remplacer par un gars qui marque autant de buts“. Là-dessus, tout le monde sera d’accord.

Premier League : Leicester ne lâche toujours pas le morceau

Leicester ne lâche toujours pas le morceau

PREMIER LEAGUE – Leicester s’accroche dur comme fer au fauteuil de leader. Vainqueurs de Newcastle (1-0), les Foxes ont repris cinq points d’avance sur Tottenham en tête du classement. A huit journées de la fin, ils ont mis les ténors du championnat à distance et semblent plus que jamais en mesure de remporter le titre.

Même Rafael Benitez ne peut rien face à Leicester City. Pour son premier match à la tête de Newcastle, l’entraîneur espagnol n’a pas contrarié la folle aventure des Foxes, s’inclinant 1-0 sur la pelouse du leader surprise de la Premier League lors de la 30e journée. A huit journées du terme de la saison, Leicester retrouve ses cinq points d’avance sur son premier poursuivant, Tottenham. Les autres, les ténors, pointent à plus de dix longueurs. Avec un match en moins, Arsenal accuse onze points de retard. Manchester City en a douze. Le titre ressemble de moins en moins à une utopie pour les hommes de Claudio Ranieri.

Seulement défait une seule fois cette saison au King Power Stadium, Leicester n’a pas tardé à prendre la mesure de son adversaire, qui reste empêtré à la 19e place avec un point de retard sur le premier non-relégable. Dix minutes poussives. Puis un réveil orchestré notamment par Riyad Mahrez, de nouveau époustouflant. Buteur à Watford (1-0) il y a neuf jours, l’Algérien n’a pas été décisif cette fois-ci. Mais l’unique but de la rencontre n’en a pas été moins délicieux. Profitant d’une remise aérienne de Jamie Vardy, Shinji Okazaki a marqué d’un retourné acrobatique du pied droit (25e). Pas mal pour son premier but dans l’antre des Foxes.

N’Golo Kanté, encore impérial

La performance majuscule de N’Golo Kanté n’a pas été de trop pour contenir les assauts des Magpies. Même si on ne peut pas dire qu’ils aient été bien dangereux. Sissoko a fait trembler les locaux sur un centre en retrait (58e), avant qu’Ayoze Perez, trop individualiste, ne mette de peu à côté sa frappe du gauche (60e). Voilà pour les situations chaudes. L’Espagnol est d’ailleurs le seul chez Newcastle à avoir trouvé le cadre (44e). Tout comme Okazaki dans l’autre camp. Les Foxes auraient pu se mettre à l’abri par Albrighton (27e). Mais qu’importe. Avec cœur et solidarité, ils ont tenu le score jusqu’au bout. A l’entame de la dernière ligne droite, les voilà plus que jamais lancés vers le titre.

Raclées, records et tours de magie : Les 7 dates clés du sixième titre du PSG

Raclées, records et tours de magie : Les 7 dates clés du sixième titre du PSG

LIGUE 1 – Le PSG a décroché ce dimanche son sixième titre de champion de France. Un trophée qui récompense la saison la plus éblouissante de son histoire en attendant d’en connaître l’épilogue. Retour sur sept rencontres qui ont construit un exercice quasiment parfait.

30 août 2015, 4e journée : Monaco prend une raclée, Di Maria soigne son entrée

La Ligue 1 n’est pas encore sortie de l’été, nous sommes toujours au mois d’août et le PSG a déjà une large avance en tête du classement (3 points). Ce dimanche 31 août, il désosse Monaco (0-3). L’ASM n’a pas une seule occasion franche et ne cadre que deux frappes en 90 minutes. Angel Di Maria fait ses débuts en Ligue 1 et signe sa première passe décisive lumineuse d’une ouverture de 35 mètres pour Lavezzi. Le mercato n’est pas encore terminé, les flocages sont tout frais mais le PSG est lumineux, déjà.

Edinson Cavani (PSG), double buteur à Monaco
Edinson Cavani (PSG), double buteur à Monaco – Panoramic

4 octobre 2015, 9e journée : Marseille fait mieux que lutter mais abdique

Comme la saison passée, l’OM pose de vrais soucis au PSG au Parc des Princes. Comme la saison passée (2-0), l’OM repartira bredouille (2-1). Les hommes de Laurent Blanc géreront la seconde période avec calme et détermination même s’il a fallu un grand Kevin Trapp et un Zlatan Ibrahimovic réaliste.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que ce n’est pas la seule fois où Paris sera à la limite de la rupture face à des grosses écuries de Ligue 1. Ce fut le cas au retour au Vélodrome (1-2), à Saint-Etienne (0-2) ou même à Nantes (1-4), à Toulouse (0-1), à Lille (0-1), à Bastia (0-2) ou Caen (0-3). Paris n’est pas toujours souverain mais s’en est quasiment toujours sorti indemne. Le scénario est souvent le même : l’adversaire tient 45 minutes voire une heure grand maximum avec un pressing constant mais finit par craquer, épuisé. Absent lors des 6 premières journées, Zlatan Ibrahimovic retrouve peu à peu ses sensations. Le Suédois n’est pas grandiose dans le jeu mais s’en sort avec un doublé sur penalty. Voilà qui annonce une saison prolifique.

Blaise Matuidi félicite Zlatan Ibrahimovic lors de PSG-OM
Blaise Matuidi félicite Zlatan Ibrahimovic lors de PSG-OM – Panoramic

13 décembre 2015, 18e journée : L’ancien dauphin lyonnais est dévoré

Lyon est en pleine tourmente et ce n’est pas son déplacement au Parc qui va le remettre dans le droit chemin. L’OL prend une raclée (5-1), dépassé en 17 minutes par des buts d’Ibrahimovic (11e)et Aurier (17e) avant une seconde période éclatante.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce qu’en début de saison, Lyon et son mercato ambitieux étaient présentés comme l’équipe la mieux armée pour enquiquiner le PSG dans sa conquête. Ibrahimovic marque ses 8e et 9e buts en 9 matches, Aurier est monstrueux : le PSG mène grand train sur les hauteurs de la L1. Dix-sept unités séparent Paris du commun des mortels au soir de la 18e journée, Angers et Monaco. Lyon est balayé comme un vulgaire promu. Quelques soient les états de service de ses adversaires, le PSG dévorera toutes les équipes au Parc sauf Bordeaux (2-2), la faute à deux boulettes de Kevin Trapp, Lille (0-0) et Montpellier (0-0), deux matches programmés juste avant les 8es de finale face à Chelsea

Les Lyonnais Henri Bedimo, Maxime Gonalons et Jérémy Morel (de gauche à droite), lors de la déroute de l'OL face au PSG (5-1), en clôture de la 18e journée de Ligue 1.
Les Lyonnais Henri Bedimo, Maxime Gonalons et Jérémy Morel (de gauche à droite), lors de la déroute de l’OL face au PSG (5-1), en clôture de la 18e journée de Ligue 1. – AFP

3 février 2016, 23 janvier 2016, 22e journée : La plus belle symphonie face à Angers

C’est un après-midi magique. Un enchantement de 90 minutes. Face à une formation angevine qui a longtemps été son dauphin, le PSG livre son match de L1 le plus abouti de la saison. Résultat, une valise (5-1), une de plus, mais surtout du spectacle et des buts d’anthologie. Angel Di Maria, qui n’a jamais aussi bien porté son prénom, inscrit un doublé d’une volée du gauche et d’une balle piquée soyeuse. Le PSG en profite pour inscrire le chef d’œuvre de la saison d’une action démarrée par les jongles d’Ibrahimovic et ponctuée par une volée de van der Wiel sans que le ballon ne touche le sol.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que Paris nous a très souvent éblouis cette saison atteignant un niveau de jeu quasiment inédit en L1. Au-delà des records, des cartons, des écarts au classement, le PSG a émerveillé le championnat. Paris a parfois ressemblé aux Harlem Globetrotters en tournée sur les pelouses de Ligue 1, l’exigence de résultat et la discipline en plus. Le spectacle proposé fut un vrai délice. L’an passé, il avait été reproché au PSG de Blanc de gérer, de ronronner. Rien de tout cela cette année.

Di Maria (PSG)
Di Maria (PSG) – AFP

3 février 2016, 24e journée : Paris dans les livres d’histoire

Le PSG fait la différence en seconde période face à Lorient (3-1) grâce à Ibrahimovic et Kurzawa. Un grand classique de la saison. Sauf que ce samedi après-midi, Paris signe un nouveau record qui en dit long sur son règne : il aligne un 33e match sans défaite et fait mieux que Nantes 20 ans auparavant.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que la saison du PSG est bien partie pour être celle de tous les records. A moins d’une immense décompression, Paris va pulvériser de nombreuses marques. En avance sur tous les temps de passage, il en possède déjà plusieurs et est devenu ce dimanche, à Troyes, l’équipe sacrée le plus tôt dans la saison. Il lui reste d’autres records à aller chercher : ceux du plus grand nombre de points (89, sa marque de l’an passé), de buts marqués, plus grande avance sur son dauphin (17, Lyon 2005/2006), plus grande différence de buts (+63, Reims 1959/60), plus grand nombre de victoires sur une saison (28, sa marque de l’an passé) etc.

28 février 2016, 28e journée : Le seul accroc d’une saison éblouissante

L’OL ne fait pas que battre le PSG, il le surclasse (2-1) au cours d’une soirée totalement imprévisible. Paris est méconnaissable, il a débranché le courant. Sa défense est hors-sujet, Zlatan Ibrahimovic transparent et l’OL signe son match référence.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce que la stupeur ressentie ce soir-là rappelle à quel point le PSG fut intouchable durant quasiment un an. La série de matches sans défaite en championnat s’arrête à 36. Le black-out parisien fut le seul d’une saison époustouflante.

Thiago Miotta (PSG) face à Alexandre Lacazette (OL) le 28 février 2016
Thiago Miotta (PSG) face à Alexandre Lacazette (OL) le 28 février 2016 – AFP

13 mars 2016, 30e journée : Un couronnement étourdissant

On craignait un sacre au rabais, loin du Parc, chez une lanterne rouge bien mal en point. Mais, à Troyes, Paris y a mis les formes. 0-9, victoire la plus large à l’extérieur dans l’histoire de la Ligue 1, quadruplé de Zlatan Ibahimovic : ce fut un couronnement exceptionnel.

Pourquoi ce match en dit long sur la saison du PSG ? Parce qu’il est la caricature extrême de la saison parisienne. Paris a survolé les débats et l’écart de niveau n’a jamais été aussi flagrant que le jour de son sacre. Le score est irréel comme les derniers sept mois du PSG en Ligue 1.

Liga – Real Madrid : pour Zinédine Zidane, la polémique Cristiano Ronaldo “est réglée”

Zidane : "Le problème avec Cristiano est réglé"

Pour Zinédine Zidane, la polémique Cristiano Ronaldo, “c’est du passé”. Après s’en être pris à ses coéquipiers en conférence de presse à l’issue du derby perdu samedi, le Portugais s’est expliqué dans le vestiaire. “Le problème est réglé”, assure son entraîneur.

Après la polémique, l’apaisement. Zinédine Zidane a tenu à éteindre l’incendie né des déclarations fracassantes de Cristiano Ronaldo samedi soir. Le Portugais, qui a vivement critiqué samedi ses partenaires du Real Madrid après la défaite contre l’Atlético Madrid (0-1), s’en est expliqué auprès d’eux. De quoi tourner la page. “Il a parlé avec tout le monde, il a parlé avec moi et c’est du passé“, a réagi Zidane mardi en conférence de presse à la veille du déplacement sur la pelouse de Levante en Liga.

Actuel troisième de Liga, le Real “serait premier si tout le monde était à mon niveau”, avait lancé CR7 le week-end dernier. “Je ne veux manquer de respect à personne, à aucun de mes coéquipiers. Moi, j’aime jouer avec Pepe, Karim (Benzema), Bale, Marcelo… Je ne veux pas dire que Jese, Lucas, Kovacic ne sont pas bons. Ils sont bons mais… “, avait-t-il ajouté. “Nous connaissons tous l’importance de Cristiano et nous sommes tous avec lui. Le problème est réglé, le plus important, ce sont les matches qui arrivent et nous allons nous en sortir tous ensemble“, a répondu Zidane.

Zinédine Zidane et Cristiano Ronaldo à l'entraînement, mardi 5 janvier 2016
Zinédine Zidane et Cristiano Ronaldo à l’entraînement, mardi 5 janvier 2016 – AFP

” Dès que nous perdons un match, vous voyez tout en noir”

Fragilisé après la défaite dans le derby, la première depuis sa nomination début janvier, le technicien français a confié son optimisme et a appelé les médias à ne pas l’enterrer trop vite. “L’important, c’est le quotidien, ce que je réalise aujourd’hui. La réalité, c’est que ce que je fais me plaît, je suis très heureux, je travaille et je m’améliore chaque jour“, a-t-il lancé. “Quand je suis arrivé ici il y a deux mois, tout était magnifique et dès que nous perdons un match, vous voyez tout en noir. Je comprends votre préoccupation mais je ne la partage pas. Ma préoccupation est de continuer à travailler avec mon groupe. Je sais que nous allons nous en sortir“, a poursuivi Zidane.

Bien que privé mercredi de Karim Benzema (cuisse), Marcelo (contracture), Luka Modric (cheville), Sergio Ramos et Dani Carvajal (suspendus), Zinédine Zidane s’est réjoui du retour mardi à l’entraînement du Gallois Gareth Bale (cheville), qui sera absent contre Levante mais devrait reprendre la compétition prochainement. “Il n’a pas ressenti de gêne et j’en suis heureux. C’est un joueur fondamental pour le Real“, a conclu Zidane. “Nous allons voir ce week-end (samedi contre le Celta Vigo, NDLR) s’il peut être avec nous.”

Real Madrid : L’erreur de Zidane

L’erreur de Zidane

C’est l’heure des premiers murmures et des premières conclusions. Après presque deux mois d’exercice, et une première défaite contre son voisin de l’Atlético, la méthode Zidane fait l’objet de quelques critiques. Ce qui jusqu’ici n’était qu’un doute légitime est sur le point de devenir une confirmation. Nous sommes-nous trompés sur Zidane ?

Samedi soir, quand Zinédine Zidane se présenta devant la presse quelques minutes après cette première défaite contre l’Atlético Madrid, il semblait perdu, incrédule. C’est vrai qu’il y avait une incongruité à se faire dominer par l’Atlético quand cette équipe n’avait eu que 48 heures de récupération à sa disposition après son match à Eindhoven tandis que son Real, lui, avait pu jouir d’une semaine entière de préparation avant ce derby. Aussi, comme il ne parvenait pas à expliquer cette défaite par un motif tangible, il posa le doigt sur sa tempe comme pour invoquer une dimension supérieure.

Voici comment il expliqua l’inexplicable : “Ce n’est pas une question physique.” Et pour cause. “Nous avons travaillé tout ce que nous avons pu pendant la semaine. Nous avons fait de tout. Le match d’aujourd’hui était plutôt une affaire mentale. Eux ils ont joué mercredi, ont eu beaucoup moins de temps de récupération et regardez le match qu’ils ont fait ! C’est une question mentale.”

Zinedine Zidane suffered a first defeat as Real Madrid coach.
Zinedine Zidane suffered a first defeat as Real Madrid coach. – Eurosport

Le mental, une idée du corps ?

C’est un phénomène curieux. Quand on ne comprend pas pourquoi des hommes tout à coup ne parviennent plus à conserver un ballon ou à dominer leur adversaire, c’est toujours le même refrain qui est irrémédiablement entonné. “C’est le physique”, répète-t-on sans comprendre. Ou alors quand c’est l’inverse qui arrive “c’est le mental” qui est célébré sans qu’on s’explique clairement cet étrange diagnostic.

Paco Seirul.lo préparateur physique historique du Barça de Cruyff, Van Gaal ou Guardiola sourit d’un air narquois quand il entend encore des hommes en vouloir, tantôt à leurs jambes tantôt à leur tête, de ne jamais aller assez vite. Car au fond, c’est le même aveuglement dont ils souffrent. En convoquant la préparation physique et/ou mentale comme cause de toutes les gloires ou misères d’une équipe, on se trompe non seulement sur l’objet de ladite préparation mais aussi sur soi-même. “Pourquoi tout à coup les joueurs ne courent-ils plus ?” se demande le sage. “Eh bien peut-être justement parce qu’ils perdent et non pas l’inverse. Quand un joueur fait deux mauvaises passes, souvent la solution n’est pas de se mettre à courir. Au contraire, mieux vaut s’arrêter et récupérer.” Séparer ainsi le corps de l’esprit c’est nier au football ses composantes d’intuition, de créativité, de participation, d’ambition et de responsabilité. Le football est un jeu complexe. Pas une épreuve d’haltérophilie.

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Endorphines football club

Quiconque a donc déjà joué au football sait qu’une équipe l’ayant emporté 4-0 ne s’est jamais plainte de sa condition physique. Dès lors, Zidane avait raison, 48 heures de préparation ou une semaine entière pour préparer un derby ne changeait rien à l’affaire. Il y avait bien quelque chose de mental mais qui n’avait rien à voir avec l’ésotérisme. Pour l’Atlético c’est le fait de mener au score à l’extérieur, de pousser le Real Madrid à déjouer chez lui, de prendre le dessus au milieu de terrain qui avait créé physiologiquement les conditions de la résistance à l’effort, pas une hypothétique aide spirituelle venue d’ailleurs. Inversement, c’est l’inconséquence tactique du Real Madrid qui avait provoqué les essoufflements et les découragements.

On voit aussi ce phénomène dans l’athlétisme, poursuit le sage catalan. C’est celui qui arrive en premier qui devait être le plus fatigué. Pourtant c’est toujours lui qui passe son temps, juste après la course, à faire des tours d’honneur, à saluer le public…et les autres qui sont allongés par terre à récupérer. Là aussi le facteur animique joue. Ce sont les endorphines qui travaillent. Ton propre corps génère de l’estime de soi.” Le corps et l’esprit c’est donc la même chose. Séparer l’un de l’autre c’est réduire l’entraînement à un vain simulacre et un match de football à une épreuve de décathlon. Là réside l’erreur de Zidane.

Les Jeux Olympiques de Valdebebas

Car il y aurait beaucoup à dire sur les méthodes d’entraînement proposées à Valdebebas depuis un mois et sur le scepticisme qu’elles inspirent chez les joueurs qui n’ont plus l’habitude d’effectuer un tel travail foncier en pleine saison. Depuis janvier, la semaine est dédiée au renforcement athlétique (mardi et mercredi, exercices de forces et puissances, jeudi de résistance) et seul le dernier jour (vendredi ou samedi) est consacré au travail tactique (et donc au football). Des hommes comme James, Isco ou Benzema dont les principales vertus ne sont pas la résistance physique, sont donc irrémédiablement condamnés à l’intermittence (blessure aux ischios de Benzema, trois semaines off). Si l’idée de ne pas toucher le ballon pendant plus de 40 minutes lors d’une séance de deux heures (pour privilégier le travail analytique de force et de résistance comme si tout était séparé) est une idée difficile à comprendre en Espagne, non qu’elle soit révolutionnaire ou subversive. Bien au contraire. Elle est même plutôt archaïque.

Karim Benzema et Zinedine Zidane
Karim Benzema et Zinedine Zidane – AFP

Condition physique et exercices spirituels

José Mourinho, qui fut spectateur du grand renversement du paradigme de la préparation opéré par Seirul.lo à Barcelone (entre 1996 et 2000) pour ensuite l’appliquer lui-même dans sa méthodologie d’entraînement au Portugal (qu’il appelle “périodisation tactique”), est le plus virulent contempteur de ces théories dépassées : “Je ne sais pas où commence le physique et où termine le psychologique ou le tactique. Pour moi le football ou l’homme est une globalité, il est impossible de séparer les choses les unes des autres. Voilà pourquoi il faut tout entraîner en même temps.”

Pep Guardiola, élevé au même biberon, avait confirmé cette intuition fondamentale il y a quelques jours après qu’on eût reproché à son équipe de s’être fait rejoindre par la Juventus Turin en deuxième mi-temps de son huitième de finale de Ligue des Champions. Encore une fois les reporters en voulait à la maudite condition physique d’avoir flanché. Pep de trancher : “Je me fous complètement de la préparation physique.” La péninsule entière ayant adopté cette conception nouvelle de la préparation depuis le début des années 2000 (avec des résultats sportifs prodigieux dès lors en sports collectifs), l’Europe studieuse et attentive (au premier rang de laquelle on trouve l’Allemagne) a pris à son tour le pli de ces innovations (pour les mêmes résultats). La tactique (c’est-à-dire le modèle qui détermine la planification de l’entraînement dès le premier jour) est revenue au centre du jeu et de la préparation. Adieu les footings en forêt et les tests Cooper. Adieu les duels et les impacts. Adieu l’athlétisme et l’haltérophilie. En Europe désormais, tout commence et tout termine par le jeu. Partout ? Non, pas partout. Il reste en Gaule un petit village d’irréductibles.

La construction européenne

En ce sens Zizou avait touché le problème du doigt. Il tient à la philosophie de l’entraînement. L’erreur de Zidane n’est pas d’avoir cru en des principes dont il avait éprouvé les bienfaits à son époque de joueur (il est héritier de la formation française des années 90) mais tient plutôt à l’opportunité de son choix au moment d’effectuer son cursus de formation et sa philosophie. À Madrid, sa ville d’adoption, il aurait eu l’occasion d’être en contact avec les meilleurs formateurs et les chercheurs les plus innovants de ces dix dernières années. On accourt d’ailleurs du monde entier (et même de France) à la Ciudad del Fútbol, à quelques kilomètres de chez lui, pour écouter les enseignements des entraîneurs espagnols.

Il aurait pu aussi se rendre à Barcelone, au siège de la fédération catalane et boire à la source de ces théories novatrices qui inspirent aujourd’hui toute l’Europe. Zizou aurait été accueilli à bras ouverts et, contribuant ainsi à faire entrer l’Europe dans le football français, pu ainsi établir des ponts entre ces deux grands pays de football. Il aurait pu côtoyer Ginés Melendez (concepteur de la formation espagnole), Paco Seirul.lo ou Lorenzo Buenaventura (préparateur de Guardiola). Mais Zizou avait choisi Clairefontaine pour école et Guy Lacombe comme tuteur. Pourquoi ? Une question mentale certainement.

Reculer la ligne des 3 points en NBA, c’est contre l’esprit du basket

Reculer la ligne des 3 points en NBA, c’est contre l’esprit du basket

Alors que Stephen Curry affole les compteurs à longue distance, une drôle d’idée commence à circuler ces derniers jours : reculer la ligne des tirs à trois points. Une proposition qui ne va pas forcément dans le bon sens.

Comme souvent, c’est Mark Cuban qui a lancé le pavé dans la mare. Face à l’insolente réussite de Stephen Curry, mais surtout devant la prise de pouvoir généralisée du tir à trois points en NBA, le propriétaire des Dallas Mavericks pense que les instances dirigeantes devraient réfléchir à l’idée de reculer la ligne des tirs primés ?

Cette saison, selon ESPN, les joueurs sont sur les bases de 58 477 paniers réussis de loin, ce qui pulvériserait le record sur une campagne, qui est pour le moment de 55 137. L’idée : rendre de nouveau le tir à trois points plus difficile, redonner vie au jeu à mi-distance et retrouver un peu de variété offensive. Louable. Après tout, le jeu à mi-distance de joueurs comme Rip Hamilton était un régal. Sauf que c’est à peu près le seul argument.

Trop d’espaces ?

Est-ce que reculer la ligne ferait baisser les scores ? Pas forcément. Depuis le milieu des années 2000, les défenseurs sont malheureux en NBA. On ne peut plus autant bousculer les attaquants.

En éloignant la ligne, et en écartant encore un peu plus les joueurs, vous donneriez de nouveaux espaces à des phénomènes comme LeBron James, Russell Westbrook ou Paul George. Tout ça face à des défenseurs désarmés et obligés de couvrir plus de terrain.

Vous voulez voir ce que fait Westbrook avec de l’espace ?

 

On fait comment ?

Le problème principal avec l’idée de changer la distance de la ligne des trois points est matériel. Dans un article publié sur Grantland pendant les Finals de 2014, Kirk Goldsberry tentait d’imaginer des solutions en faisant passer la ligne de 7,23m à 7,62m. Le soucis, c’est que le terrain n’est pas assez large !

Faudrait-il élargir la surface de jeu et rendre obsolètes les millions de terrains construits sur ce modèle à travers le monde ? Oublier les tirs dans le corner ?

Une mauvaise idée pour la fluidité ?

Vous savez ce qu’il faut faire pour trouver un tir ouvert ? Des passes. Toujours dans son article de 2014, Goldsberry faisait remarquer que 84% des tirs primés étaient provoqués par une passe décisive.

Cette saison, les Warriors ne font pas que canarder à trois points. Ils se passent le ballon. Ils sont même la meilleure équipe NBA dans le domaine, avec 29,1 passes décisives par rencontre en moyenne. Les Hawks (25,5) et les Spurs (25) les suivent au classement. Tout sauf une coincidence.

Les Spurs semblent d’ailleurs partager les analyses de Goldsberry, puisqu’ils viennent de l’embaucher.

Respecter les fondements du basket

L’évolution de la NBA vers la ligne des trois points à favorisé le développement d’un jeu plus fluide, et franchement plus agréable à regarder que l’isolation qui a un temps régné sur les parquets nord-américains.

 

Par ailleurs, qu’est-ce qui peut nous assurer que reculer la ligne ne relancerait pas le même cycle, avec la progression des joueurs depuis la nouvelle distance, jusqu’à retrouver une situation à peu près similaire ?

Les passes et le tir sont les bases du jeu. Le basket est un sport d’adresse. Il est normal de récompenser ceux qui arrivent à parfaire leur maitrise de ces éléments. À l’image de Stephen Curry, cette NBA de la passe et du tir donne aussi de l’espoir à des joueurs “normaux.” Plus besoin de sauter au plafond pour réussir. Ca aussi, c’est une bonne nouvelle.

Oui, des pivots se mettent à tirer de loin. Oui, c’est déroutant. Mais dans l’ensemble, lorsque c’est bien fait, le basket y gagne. Il serait donc illogique de reculer la ligne.