NBA – Golden State Warriors : Stephen Curry n’est pas un basketteur, c’est une révolution

Curry n’est pas un basketteur, c’est une révolution

NBA – 2015 fut l’année d’une équipe : les Golden State Warriors. 2015 fut aussi et surtout celle d’un joueur : Stephen Curry. Plus que son meilleur joueur actuel et son incarnation la plus aboutie, le meneur est en train de révolutionner le jeu, ses codes et repousser les limites de l’imaginable.

Aujourd’hui, les taquins ne courent plus trop les rues en NBA. Il n’y a plus beaucoup de monde pour railler les Golden State Warriors, ex-franchise en carton devenue reine de la ligue en juin. Plus aucun membre des Clippers non plus pour rappeler que les hommes de Steve Kerr ont bénéficié de circonstances favorables et des blessures de tous les meneurs des franchises croisées en playoffs pour décrocher le Graal. Non, aujourd’hui, tout le monde s’incline. Parce que l’après est encore plus fort que le pendant.

Stephen Curry
Stephen Curry – AFP

Golden State a signé le meilleur départ de l’histoire de la Ligue (24 victoires de rang) et, à ce jour, trône sur un bilan qui est meilleur que celui des Bulls de 1996 à la même époque (26-1 contre 24-3). Les Warriors sont sur un nuage. Et bénéficient de la toute puissance de Stephen Curry, phénomène absolu qui est en train de réécrire les livres d’histoires de la NBA en accéléré et avec une plume unique.

Vivre et grandir par le shoot longue distance

Il est encore tôt pour parler de la place du fils de Dell – shooteur émérite des Charlotte Hornets (entre autres) durant les années 90 – au panthéon de la NBA. Mais elle est d’ores et déjà unique. Ce que le meneur de Golden State réussit actuellement, personne ne l’a fait de cette manière avant lui. Curry (27 ans) épouse son époque et l’évolution du jeu comme personne. Dans une ère où le tir à trois-points est devenu l’arme absolue, où l’on vit ou meurt derrière la ligne à 7,23m, Curry a décidé qu’il grandirait avec elle en révolutionnant les standards du jeu.

Depuis le début de saison, Curry tourne à 31,8 points, 5,4 rebonds et 6,2 passes en moins de 35 minutes de présence sur le parquet. Sauf gigantesque catastrophe, il est d’ores et déjà assuré de décrocher son deuxième titre de MVP. Ses pourcentages ? Ils sont incroyables compte tenu de la gamme de ses shoots (52% au total, 45% à trois-points et 89,9 aux lancers) et de leur volume : 20 par match, dont 10,7 à trois-points et 4,9 réussis !

Son “shot chart” à trois-points en 2015/2016

Le shot chart de Curry

A trois-points, ses plus proches poursuivants en terme de réussite et de volume s’appellent Klay Thompson (3,2 marqués par match à 43,7%) et James Harden (8,1 tentatives et 32,6% de réussite seulement). S’il poursuit sur cette lancée, le numéro 7 de la draft 2009 terminera la saison à 401 tirs primés inscrits. Et explosera son record établi l’an dernier (286). Actuellement, 31e au classement des meilleurs marqueurs à trois-points de l’histoire, il pourrait bien grimper dans le top 20 avant la mi-avril.

Tirs à trois points réussis sur une saison

Saison Leader Trois-points réussis
2015-2016 Stephen Curry ? 401 ?
2014-2015 Stephen Curry 286
2012-2013 Stephen Curry 272
2005-2006 Ray Allen 269
1995-1996 Dennis Scott 167

Avec lui, tout est simple

Mais, avec Curry, il y a ce que disent les chiffres. Et ce qu’ils ne montrent pas. Car la révolution Curry va bien au-delà de cet empilement de marques statistiques. Il faut voir jouer le meneur de GS (1,91m, 86kg) pour y croire. Parce que “l’autre” natif d’Akron, chef d’orchestre de ce qui s’apparente à l’une des machines collectives les mieux huilées de l’histoire est facile. Avec lui, tout est simple. Leader à la gueule d’ange, Curry sourit, martyrise son dentier entre deux possessions, porte le ballon, dribble derrière son dos, entre ses jambes, s’élève et marque. Sans jamais donner l’impression de forcer ni de souffrir. Comme dans un jeu vidéo en mode débutant.

 

Dans l’histoire de la Ligue, personne n’a donné l’impression d’une telle facilité. Quand LeBron James, révolution protéiforme du XXIe, impressionne par sa puissance et son exceptionnelle palette, quand Michael Jordan a mis la ligue au pas par son implacabilité et son alliage parfait de force, grâce et légèreté, Curry joue une autre partition. Parfois risquée voire inconsidérée mais, à ce jour, bluffante et époustouflante.

“Il redéfinit et révolutionne l’art du tir”

Il fut un temps où les meilleurs shooteurs à trois points de la Ligue étaient des spécialistes du “catch and shoot”, parfois de génie, à l’image de Ray Allen et de Reggie Miller. Stephen Curry, lui, se crée son shoot. Quand certains se dépatouillent de leur défenseur à 5 ou 6 mètres du cercle, Curry le réussit à 7, 8, 9 mètres ou plus si affinités. Comment ? “Il n’est pas seulement le plus grand ou le plus pur shooteur à avoir mis les pieds sur un parquet, expliquait il y a quelques mois Adam Filippi, responsable du scouting international des Hornets et spécialiste du shoot. La manière avec laquelle il s’élève pour shooter redéfinit et révolutionne l’art du tir.”

55 degrés vs 45

Pour faire simple : Curry saute moins haut quand il arme son shoot mais il envoie le ballon à plus haute altitude. Cela se traduit par une courbe à 55 degrés quand un shooteur classique déclenche un tir qui va emprunter une route à 45 degrés. Ajoutez à cela que le meneur déclenche en quatre dixième de secondes quand un joueur lambda en prend deux de plus pour envoyer son ogive. Conséquence : Steph Curry se fait rarement contrer, ce qui, vous en conviendrez, est tout sauf superflu. Cette arme a quelque chose d’inné. Elle est aussi le fruit d’un travail immense et d’une adaptation technique alors que Curry n’a jamais été le plus grand ni le plus fort de tous. Physiquement parlant, il s’entend…

En début de saison, Kevin Garnett, deux décennies de NBA derrière lui, a résumé l’apport et la marque récente de Stephen Curry sur la ligue : “Michael Jordan évoluait dans une tout autre dimension. Stephen Curry possède la sienne.” On ne sait pas si Curry rejoindra MJ ou les autres très grands. Il est trop tôt pour se livrer à ce genre de comparaisons. On sait juste, à cette heure, que Stephen Curry a ouvert une nouvelle voie dans l’histoire du jeu. C’est déjà immense.

Messi retrouve son trône, les Bleus et le PSG bien lotis : les enseignements du top 100 du Guardian

Messi retrouve son trône, les Bleus et le PSG bien lotis : les enseignements du top 100 du Guardian

Le top 100 du Guardian, publié lundi, fait de Lionel Messi le meilleur joueur de l’année 2015. Devant Ronaldo et ses compères de la MSN, l’Argentin retrouve le haut de l’affiche qu’il avait cédé l’an passé. Dix Français figurent également dans ce classement, ainsi que sept joueurs du PSG.

C’est devenu un rendez-vous de la période des fêtes. La publication du top 100 du Guardian réserve chaque année son lot de débats et de surprises sur la hiérarchie supposée du football mondial. Comme chaque année, des joueurs et anciens joueurs (Juninho, Zanetti, Zico), des entraîneurs et des journalistes internationaux, parmi lesquels notre contributeur Philippe Auclair, ont voté pour dresser un classement des 100 meilleurs joueurs internationaux de l’année 2015. Du lauréat Messi au 100e, Koscielny, retour sur quelques enseignements à tirer de ce classement.

Messi en tête, Ronaldo encerclé par la MSN

Le règne de Cristiano Ronaldo aura duré un an. Lionel Messi fait son retour, cette année, en tête du top 100 du Guardian. “Géant de ce sport”, selon le portrait que lui consacre le quotidien, l’Argentin a largement contribué à l’année exceptionnelle du Barça, en inscrivant 51 buts et 26 passes décisives sur l’année civile. Ses deux partenaires d’attaque ne sont pas en reste, puisque Neymar est 3e et Suarez 4e. Cristiano Ronaldo se retrouve donc 2e, pris en étau par cet éblouissant trio.

Le Bayern place toute son armada, le PSG dans le top 4 européen

Sur les 100 joueurs que comptent le classement, 13 évoluent au Bayern Munich. Lewandowski (5e), Müller (6e) et Neuer (8e) sont dans le top 10, tandis que d’autres sont plus bas, comme Xabi Alonso (49e) ou Ribéry (76e). C’est le club le plus représenté devant Barcelone (12), le Real Madrid (11) et… le PSG (7e).

Club Nombre de joueurs
Bayern Munich 13
FC Barcelone 12
Real Madrid 11
PSG 7
Chelsea 6
Manchester City 6
Manchester United 6
Juventus 5
Arsenal 5
Borussia Dortmund 4

Le club parisien voit Ibrahimovic (7e), Di Maria (39e), Thiago Silva (41e), Verratti (43e), Matuidi (53e), Cavani (54e) et Pastore (85e) figurer dans le classement, à l’inverse de David Luiz ou Thiago Motta, absents.

Zlatan Ibrahimovic et Marco Verratti (PSG)
Zlatan Ibrahimovic et Marco Verratti (PSG) – Panoramic

Les Français sont présents… sauf Giroud et Lloris

La France n’a pas à rougir de sa présence dans ce top. 10 des 100 joueurs cités sont en effet internationaux tricolores. Paul Pogba est le premier d’entre eux, à la 11e position. Suivent, sans surprise, Griezmann (28e), Benzema (33e), Matuidi (53e) et Varane (56e). Ensuite, Lacazette profite de sa brillante saison dernière pour rafler la 61e position, tandis que Martial (66e), Ribéry (76e), Payet (90e) et Koscielny (100e) complètent le contingent bleu. Ni Lloris ni Giroud ne sont cités.

Parmi les postulants à l’Euro, seule l’Espagne fait mieux avec 17 représentants. Les Allemands sont 10, comme les Bleus. Il n’y a, en revanche, que 4 Belges et 3 Anglais dans le classement.

On n’aurait pas forcément misé dessus en janvier, mais ils sont là

D’aucuns annonçaient que son transfert en MLS correspondait peu ou prou à une pré-retraite dans l’anonymat général. Sebastian Giovinco a pourtant redonné un souffle à sa carrière en signant à Toronto. Meilleur joueur et meilleur buteur du championnat nord-américain, l’international italien a même fait son retour en sélection… et se classe à la 94e position du top du Guardian. Un autre Italien, Andrea Pirlo, représente la MLS dans le classement.

Autre surprise, le championnat argentin place deux joueurs : Carlos Tevez (17e), qui a quitté la Juve pour Boca Juniors cet été, et Carlos Sanchez (93e), l’ailier de River Plate. Enfin, les deux tubes de Leicester, Jamie Vardy (68e) et Riyad Mahrez (97e), se voient récompensés de leur début de saison en fanfare.

Pas de Messi ni de Ronaldo : notre équipe-type de la première partie de saison en Europe

Pas de Messi ni de Ronaldo : notre équipe-type de la première partie de saison en Europe

De Thiago Silva à Neymar, notre équipe-type de cette première partie des grands championnats européens ne compte ni Lionel Messi ni Cristiano Ronaldo mais a tout de même belle allure. Découvrez le onze que la rédaction a concocté pour vous en ne s’appuyant que sur les performances domestiques depuis le début de cet exercice 2015-2016.

Après la L1, l’Europe. Nous avons, membres de la rédaction d’Eurosport.fr, sélectionné notre équipe-type de la première partie des grands championnats européens. Sept journalistes ont voté. Pour cela, ils ne se sont appuyés que sur les performances en championnat et n’ont donc pas pris en compte les sorties en Ligue des champions et en Ligue Europa. Premier constat : les deux stars de la planète football, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, ne figurent pas dans ce onze. Et pourtant, c’est une équipe très offensive qui s’est imposée. Mais il y a du choix après ce début de saison en Europe.

Notre équipe-type de la première partie de saison en Europe

Gardien

Avec lui, Arsenal présente actuellement la meilleure défense de Premier League (avec Manchester United et Tottehnam). Le gardien tchèque, débarqué cet été chez les Gunners, apporte clairement une autre dimension à Arsenal. C’est sûrement pour cela qu’il a été préféré dans les votes à Manuel Neuer, Gianluigi Buffon ou Claudio Bravo.

* Entre parenthèses, le nombre de fois où le joueur a été cité

Latéral droit

  • Serge Aurier – PSG (5)

Régulier, impressionnant dans son couloir, Serge Aurier s’est encore imposé aux yeux de (presque) tous dans cette sélection. Comme pour la L1 où il avait fait l’unanimité. L’Ivoirien du PSG bluffe et personne n’a été aussi séduisant à son poste en Europe pour nos journalistes.

Défenseurs centraux

  • Thiago Silva – PSG (7)

Comme en L1, sa présence n’a souffert d’aucune contestation. Thiago Silva est redevenu le monstre de l’AC Milan. Et à ce niveau, il n’y a pas grand monde pour contester qu’il est l’un des tous meilleurs à son poste, si ce n’est le meilleur.

Si l’Atlético Madrid est la meilleure défense de Liga avec huit petits buts encaissés, il n’y est pas étranger. Impeccable dans les airs, redoutable dans les duels, propre dans ses relances, l’Uruguayen confirme qu’il est toujours l’un des meilleurs défenseurs centraux de la planète.

Diego Godín avec l'Atlético Madrid
Diego Godín avec l’Atlético Madrid – AFP

Latéral gauche

Dans le couloir gauche du Real, Marcelo a livré un début de saison en fanfare. Vif, rapide et technique, l’international brésilien a démontré qu’il était précieux au sein de la Maison Blanche. Au four et au moulin, il a souvent été dans les bons coups.

Milieux

Il arrache sa place de justesse dans ce onze. Mais, à 34 ans, l’Espagnol démontre qu’il a encore de beaux restes. Il est récompensé pour sa justesse dans le jeu du Bayern Munich, qui domine tranquillement la Bundesliga.

Monsieur caviars. Mesut Özil régale ses partenaires comme personne cette saison à Arsenal. Auteur déjà de 15 passes décisives en Premier League, il est LE dépositaire du jeu offensif des Gunners. La rampe de lancement indispensable des attaquants londoniens, qui s’en délectent.

Mesut Özil - Arsenal
Mesut Özil – Arsenal – AFP

Ailiers

Acheté 500.000 euros au Havre en 2013 par Leicester, Riyad Mahrez n’en finit plus de surprendre en Premier League. Voilà l’ailier à 13 buts et 6 passes décisives en 16 petits matches. Tout simplement bluffant.

Dire que Neymar possède un talent fou n’apprendra rien à personne. Il l’a démontré depuis des années et a déjà signé une saison de très haut niveau lors du dernier exercice. Il est reparti de plus belle cette saison. Profitant notamment de la blessure de Lionel Messi, le Brésilien a su prendre une influence encore plus importante sur le jeu du Barça. Il affiche déjà 14 buts et 6 passes décisives dans cette Liga 2015-2016. Le tout après 13 petits matches…

Neymar
Neymar – AFP

Attaquants

Aligné en pointe depuis le début de l’année 2015, Pierre-Emerick Aubameyang est devenu un serial-buteur d’exception au Borussia Dortmund. Les statistiques de l’ancien Stéphanois donnent le tournis cette saison : 18 buts en 17 matches de Bundesliga. Vous demandez d’autres preuves pour justifier sa présence ? Depuis le mois d’août, Aubameyang a fait trembler les filets lors de 13 de ses 17 apparitions.

  • Jamie Vardy – Leicester City (4)

L’autre surprise de Leicester. Jamie Vardy n’en finit plus d’étonner cette saison outre-Manche. A 28 ans, il martyrise les défenses de Premier League avec ses 15 buts et 5 passes décisives en 17 rencontres. Cerise sur le gâteau : il s’est emparé seul d’un record en marquant lors de 11 matches d’affilée en Premier League.

Le banc

Là, il y a aussi du beau monde. Très beau même. En attaque, il y a ainsi l’embarras du choix puisque Thomas Müller (Bayern Munich), Luis Suarez (Barcelone), Robert Lewandowski (Bayern) ou encore Gonzalo Higuain (Naples) ont tous reçu un vote. Au milieu, Ilkay Gündoğan (Dortmund) a raté de peu le onze type alors qu’Ivan Rakitić (Barcelone), Miralem Pjanić (AS Roma), Andres Iniesta (Barcelone) et même Thiago Motta (PSG) ont été cités. En défense, il n’y a pas vraiment eu débat même si Laurent Koscielny (Arsenal) a reçu deux nominations et que David Alaba (Bayern) a été dépassé de peu par Marcelo

FIFA : pour sauver Blatter et Platini, il ne reste que la machine à remonter le temps

Pour sauver Blatter et Platini, il ne reste que la machine à remonter le temps

Pour Philippe Auclair, la suspension infligée à Joseph Blatter et à Michel Platini sanctionne d’abord un système d’un autre temps.

Sepp Blatter était d’humeur combative quand il s’adressa à la presse internationale ce lundi matin. La Commission d’éthique dont il avait été l’initiateur avait pu le suspendre pour huit ans, mais on allait voir ce qu’on allait voir. Il allait saisir la Commission d’appel de la FIFA; le TAS; la justice suisse; et la Curie romaine s’il le fallait, ne pouvait-on s’empêcher de penser. “Je suis toujours président!”, clamait-il, maudissant ceux qui l’avaient trahi comme Néron se lamentait de ce monde qui allait perdre un grand artiste.

Ce n’était pas seulement l’énergie du désespoir qui animait le presque-octogénaire. C’était aussi un réel sentiment d’injustice, né d’une incapacité absolue à comprendre que nous ne sommes plus en 2010, mais en 2015, que le système qu’il commença à mettre en place en qualité de bras droit de Joao Havelange (“tu as créé un monstre”, lui avait dit celui-ci) appartient à un passé en lequel le football ne peut plus trouver de réponses aux questions sans fin que lui pose l’opinion et, ce qui est autrement plus important, la justice.

Les cerveaux de cette cabale ? “Blatter et les Américains”

Car si Blatter et son allié et héritier présomptif d’il n’y a pas si longtemps, Michel Platini, en sont réduits aujourd’hui à fonder de très minces espoirs de réhabilitation sur une décision favorable du TAS, voire de tribunaux civils, ce n’est pas à cause d’un complot ourdi par des forces mystérieuses, mais bien parce que le FBI et, dans leur cas précis, la justice suisse ont précipité leur chute. Il est tout de même étonnant que ce fait ne soit pas rappelé plus souvent; ou se pourrait-il qu’accuser le système judiciaire helvétique de partialité soit trop fort de café, même pour les partisans les plus aveuglés des deux hommes?

J’ai tout récemment eu la possibilité de m’entretenir avec l’un de ces fidèles, dont le nom importe peu, même s’il est bien connu dans le monde du ballon. Un dialogue de sourds ne maîtrisant pas le langage des signes s’est ensuivi. Mon interlocuteur assurait que Platini avait été victime d’une conspiration, et que, tôt ou tard, son “innocence” serait établie. L’avenir le dira. Mais lorsque je lui demandai qui était ou étaient le ou les cerveaux de cette cabale, il me répondit avec le plus grand sérieux: “Blatter et les Américains”.

Blatter, vraiment? Le machiavélique président de la FIFA aurait donc eu recours à une auto-dénonciation qui lui a valu d’être mis en cause par la justice de son pays et d’être traîné dans la boue par les médias pour faire tomber Platini? Sa colère serait feinte, son indignation de façade? Et cela, quand il avait été réélu en mai dernier? You must be joking.

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Nous ne sommes plus en 2010

Les Américains? Que ceux-ci soient désireux de faire exploser la machine mafieuse qui pourrit le football depuis si longtemps ne fait aucun doute. Que Bill Clinton, ambassadeur numéro 1 de la candidature américaine à l’organisation du Mondial 2022, n’ait jamais avalé la désignation du Qatar par un Comité exécutif dont plus de la moitié des membres sont aujourd’hui suspendus, inculpés, emprisonnés ou en cavale, évidemment. Comme Blatter le dit lui-même: “Si on avait fait un autre choix en décembre 2010, nous n’en serions pas là aujourd’hui”. Si Michel Platini n’avait pas pris sa place au fameux déjeuner de l’Elysée et n’était pas revenu sur sa promesse de voter pour les USA… C’est tout à fait exact.

Mais nous ne sommes plus en 2010. Et la seule chose qui pourrait vraiment désormais sauver Blatter – et Platini – est une machine à remonter le temps. Au 1er décembre 2010, par exemple, la veille du grain qui est devenu tempête. On ne va pas faire de Hans-Joachim Eckert, le président de la Chambre de Jugement qui a prononcé la suspension de Sepp et Michel, un parangon de vertu et de transparence. Son résumé lacunaire et tendancieux du rapport Garcia, publié en novembre 2014, n’a pas convaincu beaucoup de monde de sa stricte indépendance vis-à-vis du système FIFA. Mais nous ne sommes plus en 2014. La Commission d’éthique n’a plus d’autre choix que de faire son travail du mieux qu’elle le peut.

Oui, en ce sens, les Américains portent une part de responsabilité; pas parce que les investigateurs et juges de la Commission d’éthique seraient à leurs ordres, des marionnettes manipulées depuis Washington, mais parce que les arrestations du 27 mai à Zurich, les inculpations en série – seize de plus au début de ce mois -, alliées à l’enquête du procureur suisse Michael Lauber sur plus d’une centaine de transactions bancaires douteuses liées à l’attribution des Mondiaux de 2018 et 2022, les contraint à agir. Et ils l’ont fait. Les noms de Sepp Blatter et de Michel Platini s’ajoutent à une liste qui, il n’y a pas si longtemps, aurait pu passer pour un Who’s Who de la gouvernance du football mondial. Pour beaucoup au sein de la Commission d’éthique et de la FIFA elle-même, où il n’y a pas que des “pourris” et des “vendus”, c’est une délivrance. Ils et elles peuvent enfin faire leur travail.

L’implosion d’un système

Les référents d’hier ne valent plus. Faire du cas de Michel Platini une aberration, la conséquence d’un complot, c’est se voiler la face, s’imaginer qu’on est encore, toujours, en 2010. Blazer, Warner, Chung, Fernando, Makudi, Webb, Teixeira, Leoz et bien d’autres sont les “victimes” de l’implosion d’un système. Personne, sauf les intéressés, n’avait remis en question la validité des sanctions prises à l’égard de ces hommes, ou douté du bien-fondé des décisions de la Chambre de Jugement à leur égard. Pourquoi le faire aujourd’hui ? Ils sont encore quelques-uns à croire que les choses continueront comme avant la visite de la Schweizer Polizei au palace Baur au Lac en mai dernier. Quand on vit en vase clos, le nez collé contre la paroi de l’aquarium, il est compliqué de perdre les mauvaises vieilles habitudes et de voir l’hameçon qui frétille dans le bocal.

Sheikh Salman, candidat à la présidence de la FIFA, continue de s’appuyer sur les réseaux qu’il a bâtis au sein de la Confédération asiatique dont il est le président. Peu importe qu’il ait – au mieux – laissé tomber les footballeurs de la sélection bahreïni lorsque ceux-ci furent emprisonnés et, dans certains cas, semble-t-il torturés pour le rôle qu’ils avaient joué lors du “printemps arabe”, lorsqu’il était à la tête de leur Fédération. Il s’imagine que les liens tissés par le biais de petits arrangements entre amis suffiront à lui donner les clés du pouvoir. Un peu comme Galba, Othon et Vitellius s’imaginaient qu’ils pourraient succéder à Néron lorsque celui-ci se suicida en 69 après JC, “l’année des quatre empereurs”. Se rapporter aux Historiae de Tacite pour voir ce qu’il advint d’eux. Peut-être que cette machine à remonter le temps existe bien, en fait. Mais elle n’est pas réglée sur 2010. Plutôt sur 69, année erratique. Autres temps, autres moeurs, comme ils disaient alors.

FIFA : Michel Platini : “J’en aurai pris plein la gueule”

Platini : "J’en aurai pris plein la gueule"

SCANDALE FIFA – Michel Platini a expliqué à l’AFP que la saisine du TAS était “le vrai match” qui commençait pour lui. L’ancien président de l’UEFA veut “se battre” pour faire lever sa suspension de huit ans prononcée lundi par la commission d’éthique de la FIFA.

Quoi qu’il advienne, mon image aura été écornée, j’en aurai pris plein la gueule. On m’a mis dans le même sac que Blatter.” Michel Platini règle ses comptes dans un entretien à l’AFP. L’ancien président de l’UEFA, suspendu huit ans par la FIFA lundi, est bien décidé à “se battre” pour faire lever sa suspension de huit ans prononcée lundi par la commission d’éthique de la FIFA. Précisant que le saisine du Tribunal Arbitral du Sport était « le vrai match » qui commençait pour lui.

S’il veut croire en son infime chance de prétendre encore à la tête de le la FIFA, Platini doit faire vite puisque les candidatures seront closes le 26 janvier. D’ici là, il veut saisir le Tribunal Arbitral du Sport pour contester la sanction qui pèse sur lui.

Je me bats contre cette injustice, de tribunaux en tribunaux. Mais, bon, voilà, pendant ce temps, mon nom est jeté en pâture dans la presse.

” Ils ne sont pas éthiques, ils sont pathétiques.”

Platini attaque frontalement la commission d’éthique. “Elle a fait quoi la commission d’éthique de la Fifa entre 2011, quand j’ai été payé, et 2015 ? Elle dormait ? Tout d’un coup elle se réveille… Ah oui, elle se réveille une année d’élection à la Fifa quand je me présente !” Pour lui, elle ne remplit pas sa mission et s’acharne sur son cas au lieu de rendre la justice. “Les gens de la commission d’éthique sont davantage impliqués dans une question de calendrier – pour m’empêcher de me présenter à temps pour l’élection à la présidence de la FIFA – et dans la médisance que dans l’éthique. Ils ne sont pas éthiques, ils sont pathétiques.

Michel Platini à sa sortie du TAS, le 8 décembre 2015
Michel Platini à sa sortie du TAS, le 8 décembre 2015 – AFP

L’ancien président de l’UEFA s’est toutefois vu retirer la charge de corruption, initialement requise dans l’affaire par la chambre d’instruction de la commission. “Encore heureux! répond Platini. La corruption est inexistante dans cette affaire.” Il dénonce également le traitement identique entre celui qu’il a subi et la sanction prononcée à l’encontre de Sepp Blatter.

S’il n’a “aucune certitude sur le calendrier“, Michel Platini a assuré vouloir “saisir les tribunaux civils suisses pour demander réparation” à la fin du volet “sportif” de l’affaire. Platini se montre encore combatif, mais il ne lui reste toutefois plus beaucoup de rounds avant la cloche finale.

Pour Guardiola, Chelsea est prêt à tout : ça promet

Pour Guardiola, Chelsea est prêt à tout : ça promet

TRANSFERTS – Roman Abramovich est prêt à tout pour s’attacher les services de Pep Guardiola, l’entraîneur qui le fait rêver depuis des années. Le milliardaire russe pourrait faire des folies pour l’ex-milieu international espagnol, qu’il avait déjà approché en 2013.

Tu peux nous demander tout ce que tu veux“. Voilà en substance le message envoyé par Roman Abramovich à Pep Guardiola, selon le Daily Star ou encore The Sun. Ce n’est pas nouveau, le richissime propriétaire de Chelsea rêve d’attirer le technicien catalan sur son banc. C’était déjà le cas après le départ de Guardiola du FC Barcelone, en 2013. On en parlait encore ces derniers mois. Et là, toutes les planètes sont alignées.

Chelsea a remercié José Mourinho la semaine dernière. Et ce weekend, Guardiola a annoncé son départ du Bayern Munich l’été prochain. Forcément, cela met l’eau à la bouche de Roman Abramovich, persuadé que Guardiola est l’entraîneur apte à changer le style de jeu de Chelsea. Pour le convaincre de venir sur les bords de la Tamise, Chelsea serait déterminé à lui offrir le salaire qu’il désire. Ces derniers mois, la presse britannique avait ainsi parlé d’une offre de 21 millions d’euros par an.

Chelsea devra de toute manière casser sa tirelire pour tenter d’attirer Pep Guardiola. Les deux géants de Manchester, City et United, sont aussi sur les rangs. Des rumeurs font même état d’un pré-contrat qu’il aurait signé en faveur des Citizens. Les Blues feront tout pour gagner cette bataille. Et c’est le compte en banque de Guardiola qui pourrait en être le grand gagnant.

L’Argentine, les Etats-Unis, le Mexique et le Brésil sont têtes de série

L'Argentine, les Etats-Unis, le Mexique et le Brésil sont têtes de série
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Les Etats-Unis, pays hôte, le Mexique, l’Argentine et le Brésil ont été désignés têtes de série de la Copa America 2016 (3-26 juin), ont annoncé jeudi les organisateurs.

Les Etats-Unis ont été versés dans le groupe A et donneront le coup d’envoi du tournoi le 3 juin à Santa Clara (Californie). L’équipe dirigée par Jürgen Klinsmann disputera ses matches de poule suivants à Chicago le 7 juin et à Philadelphie le 11 juin. Le Brésil, tête de série du groupe B, débutera son tournoi le 4 juin à Pasadena, toujours en Californie, le Mexique (groupe C) le 5 juin à Glendale (Arizona) et l’Argentine (groupe D) le 6 juin à Santa Clara. Les Etats-Unis ont été désignés tête de série en leur qualité de pays hôte, l’Argentine parce qu’elle a le meilleur classement Fifa parmi les nations en lice, et le Brésil et le Mexique “parce qu’ils sont les plus titrés de leur confédération respective”, ont précisé les organisateurs.

Le Chili, vainqueur de la dernière Copa America, organisé à domicile en 2015, n’est en revanche pas tête de série. La Copa America du centenaire se déroulera dans dix stades à travers les Etats-Unis, dont le Metlife Stadium à East Rutherford (New Jersey) qui accueillera la finale le 26 juin. Le tirage au sort aura lieu “début 2016”, ont indiqué les organisateurs. La Copa 2016 se déroulera sous une forme inédite avec les dix équipes habituelles de la Conmebol (Confédération sud-américaine) et six formations issues de la Concacaf (Confédération d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes), dont les Etats-Unis, le Mexique, la Jamaïque et le Costa Rica.

Cristiano Ronaldo prépare sa reconversion et se lance dans l’hôtellerie

Cristiano Ronaldo en conférence de presse dans l'un des Palaces du groupe hôteliers Pestana où le Portugais a investit plus de 37 millions d'euros, le 17 décembre 2015 à Lisbonnne

 

S’il espère jouer au football “encore six, sept ou même dix ans”, le triple Ballon d’or Cristiano Ronaldo, presque 31 ans, pense déjà à sa reconversion : il s’est lancé jeudi dans l’hôtellerie et se voit dans la peau d’un entrepreneur.

“Beaucoup d’entre nous, chez les footballeurs, finissent leur carrière sans savoir ce qu’ils vont faire. Pour moi, c’est clair : je veux m’occuper de mes marques”, a-t-il assuré à l’AFP jeudi.

La star du Real Madrid n’en est pas à son coup d’essai. Sous l’enseigne “CR7”, il a déjà investi le marché des chaussures, des sous-vêtements et des chemises. Jeudi, il a annoncé un investissement de plus de 37 millions d’euros dans quatre hôtels aux côtés du groupe portugais Pestana, originaire de son île natale de Madère.

“A 30 ans, j’ai déjà beaucoup de choses entre mes mains, j’ai un super entourage, je suis vraiment très heureux”, affirme Ronaldo. Mais “d’autres projets viendront. Ce que je veux, c’est que mon nom soit toujours plus grand dans tous les domaines où j’exerce”, ajoute-t-il.

Souriant, il est déjà très à l’aise dans l’habit de l’homme d’affaires, en costume gris et cravate rouge, dans le salon d’un hôtel de luxe du groupe Pestana, à Lisbonne. Pas question pour lui d’envisager une carrière sur le banc de touche. “Je ne me vois pas comme entraîneur, ce n’est pas mon ambition”, estime-t-il. “Mais qui sait si je ne changerai pas d’avis !”

– Retour aux sources –

Originaire d’un quartier populaire situé dans les hauteurs de Funchal, à Madère, Ronaldo a été repéré à l’âge de 11 ans par le Sporting Portugal et s’est envolé pour Lisbonne. Mais il n’oublie pas ses racines, et c’est sur son île natale que le sportif lancera son premier hôtel. “Madère, c’est le point de départ le plus important pour moi”, confesse-t-il.

Devenu le footballeur le mieux payé du monde (plus de 70 M EUR en 2014), c’est lui qui fait vivre sa mère et sa famille, dont une partie est restée à Madère.

A Funchal, l’hôtel se situera à deux pas du musée consacré à sa carrière que le sportif a lui-même financé. A quelques centaines de mètres de là, trône une statue en bronze à son effigie, inaugurée en décembre 2014.

Trois autres hôtels suivront, à Lisbonne, Madrid et New York. “Tous les investissements sont réalisés à 50-50” entre Ronaldo et le groupe hôtelier, pour un total de 75 millions d’euros, a précisé Dionisio Pestana, patron et fils du fondateur de l’entreprise.

Plus important groupe hôtelier portugais, Pestana est né en 1972 à Madère et compte aujourd’hui 87 hôtels dans 16 pays, en Europe, en Afrique, ainsi que sur le continent américain.

“Il était impossible de me lancer seul dans un projet de cette envergure, à chacun son domaine”, avait affirmé un peu plus tôt Ronaldo en conférence de presse, avant d’ajouter : “Mon univers est celui du ballon, mais la vie change et j’ai toujours rêvé d’avoir un hôtel !”

Comment Neymar a failli atterrir au Real Madrid

 

Cela peut sembler impossible aujourd’hui, mais avant de rejoindre le Barça, Neymar a passé des tests au Real Madrid chez les jeunes alors qu’il avait 13 ans. Sa destinée était bien de jouer en Espagne, mais pas au Santiago Bernabéu.

Neymar était un adolescent talentueux à Santos quand son idole Robinho débarquait à Madrid en 2005. Wagner Ribeiro, agent des deux joueurs, voulait faire une offre de groupe au club merengue.

Robinho était à l’époque le “nouveau Pelé” alors qu’un certain Leo Messi commençait à se montrer au Barça. Robinho était lui le plus grand espoir mondial de l’époque.

Mais c’est Messi qui est devenu le plus grand joueur du monde et Robinho a disparu des radars. Le Real aura de plus grands regrets encore en sachant qu’il est passé à côté de Robinho.

Neymar a passé 16 jours à Madrid, se rendant aux matches au Bernabéu et prenant des photos avec Ronaldo, Roberto Carlos et Zinedine Zidane. il vivait un rêve.

“On dirait que le rêve du Real Madrid est une réalité,” affirmait un

Neymar de 13 ans à ESPN Brésil en 2005.“J’ai vu le match contre le Deportivo, il y avait 4-0. J’étais dans la loge VIP, juste en dessous de Florentino Perez.”

Pendant son court passage chez les jeunes madrilènes, Neymar a marqué 27 buts, se montrant sous son meilleur jour pour le staff merengue.

“Nous avons été invité à venir voir les installations. Nous avions une voiture disponible pour les sessions d’entraînement. Neymar avait assisté aux entraînements et a rencontré tous les joueurs, les portes étaient ouvertes”, a dit le père du joueur à ESPN.


Le père et son fils


Mais Neymar avait des doutes. Le jeune homme se demandait ce qui allait lui arriver s’il ne parvenait pas à percer. Serait-il prêté à une petite équipe ? Le Brésil et ses amis lui manquaient également.

Il a fini par retourner au pays, et le Real a gardé le contact avec son agent. Mais à ses débuts avec l’équipe première de Santos en 2009, d’autres clubs se sont joints à la lutte.

Barcelone, bien sûr, faisait partie de ces clubs en compagnie de Chelsea, Manchester City et le Bayern Munich.

“5 clubs sont tous prêts à payer la clause de Neymar”, avait dit le président de Santos Luis de Oliveira en 2011. “La décision appartient entièrement au joueur”.

En 2009, le Barça était le meilleur club au monde sous l’égide de Pep Guardiola avec les fameux six titres en une saison, dont le Mondial des clubs acquis contre Santos et Neymar.

Ce match a convaincu Neymar de sa destinée. “Qui n’admire pas le Barça ? Messi est déjà à un niveau incroyable. Je dois travailler énormément pour m’en approcher”.

Le Barça commençait à nouer des contacts avec le joueur, alors que Wagner Ribeiro, proche du Real, n’était désormais plus son agent.

“Tu as décidé d’écouter son désir juvénile de retourner au Brésil au lieu de lui permettre de jouer pour le Real Madrid”, a écrit Ribeiro à Neymar sénior dans une lettre ouverte il y a quelques mois.

Neymar a raté la finale du Mondial des clubs en 2011 et en 2014 quand le Real avait remporté le trophée. Il a désormais l’opportunité de la remporter avec le Barça cette année, avant, sans doute, de devenir un prétendant au Ballon d’Or

Bayern : Pep Guardiola devrait annoncer son départ

Selon Marca, l’entraîneur espagnol de 44 ans a pris sa décision et aurait annoncé son départ aux dirigeants du club bavarois, qui auraient trouvé son successeur.

Guardiola devrait quitter le Bayern
 

L’histoire d’amour entre le Bayern Munich et Pep Guardiola devrait se terminer cet été. Cette relation tumultueuse, débutée à l’été 2013, aura duré trois ans. Et oui, même en football l’amour dure trois ans.

C’est le journal espagnol Marca qui révèle cette information. En fin contrat en juin prochain, l’ancien coach du Barça a décidé de ne pas poursuivre son aventure en Bavière. Ce dernier aurait même refusé une offre de prolongation de contrat de 20 millions d’euros. Guardiola souhaiterait poursuivre sa carrière en Angleterre. Plus précisément du côté de Manchester, où City et United rêvent de l’accueillir. Marca avance même que le technicien espagnol a annoncé son départ à ses dirigeants.

Le board du Bayern Munich aurait déjà trouvé le remplaçant de Pep Guardiola. Selon la presse espagnole, c’est Carlo Ancelotti qui prendra les reines de la formation bavaroise cet été. L’ancien coach du PSG aurait donné son accord pour un contrat de trois ans.